Quitter sa terre natale, ses racines, ses ancêtres, ses coutumes est une immense épreuve. Chargée d’un bagage immensément riche fait de valeurs indélibiles, Nour Sayem a su se construire une belle vie en sol québécois. Après tant d'années et de défis relevés, elle aime évoquer, non sans émotion, le dur combat de l’implantation d’un être déraciné. Elle aime également parler de réussite et aborder cette vie nouvelle, fruit d'un entêtement et d'une grande détermination.

 

Sa résilience est sa force. Nour Sayem n'est plus retournée en Syrie depuis plus de 40 ans. Pourtant, elle ressent encore le «mal du pays». Un pays qui a beaucoup changé après la guerre. «La Syrie que j'ai connue n'existe plus».
 
Lorsqu'elle est partie avec ses parents à l'âge de 15 ans, elle a affronté l'inconnu en traversant l'océan.  Elle est aujourd'hui fière d'être une femme arabe, musulmane, Canadienne et Québécoise. Nour Sayem fait ses cinq prières par jour et aime sa religion. Elle croit que l'intégration des nouveaux venus passe par la culture, l'emploi et le sport.
 
Fille de richissimes entrepreneurs opérant dans le secteur du textile, Nour , la Syrienne, vivait dans l’abondante richesse. Cette «princesse orientale» arriva à Montréal et sa vie bascula. C'était l’Expo 1967 et on chantait haut et fort la liberté. Son cœur a battu fort et elle décida de tout rebâtir. Elle en a bavé pour s’intégrer et a su prendre possession du meilleur des deux mondes où elle a vécu.
 
Nour Sayem est un parfait exemple d'intégration. Cette femme courage a su apprivoiser , comprendre ses nouveaux concitoyens. « Les Québécois possèdent un gros bon sens. Ils peuvent discuter fortement à table. Ils ont une bonté incroyable! »
 
Heureuse et épanouie, elle aide dorénavant les immigrants à s'intégrer. Sa mission consiste à créer des ponts solides et harmonieux entre les cultures et à valoriser les richesses d'une double identité. Son histoire, sa réussite donnent espoir à tout nouvel arrivant. Nour la scientifique, l'entrepreneure, l'épouse et la mère le sait mieux que quiconque : rien n'est donné, tout est à conquérir.
 

Que pensez-vous de l’hybride entre le figuier et l’érable?

C’est un nouvel arbre qui semble résistant, non?


- La Syrie, c’est où?
- Ce n’est pas loin de l’Irak et d’Israël.
- C’est là où il y a du sang, des guerres?
- C’est en plein ça!
- Comment t’es venue au Québec?
- Avec ma famille. Nous avons fui la guerre de 1967.